CICREDHO a organisé le 30 avril 2019 à Kpalimé une session de formation sur les mécanismes africains et onusiens qui s’occupent de la surveillance de la mise en œuvre des traités relatifs aux droits de l’homme des deux ordres juridiques.

Participants

25 participants venant de plusieurs associations et ONG des préfectures de Kloto et de Kpélé ont bénéficié de cette formation. La plupart font partie de la Plate Forme des Organisations de la Société Civile de Kloto (PF.OSC-K) qui comporte une cinquantaine d’organisations. La mobilisation pour la participation à la formation a été l’œuvre de Georgette AGBEKA, la Directrice des programmes de RADI (Recherche-Action pour le Développement Intégré) et l’un des leaders de la Plateforme.

Mécanismes africains des droits de l’homme

Le Directeur de CICREDHO, Marc AGBETSE, qui a dispensé la formation a d’abord fait état des Agendas 2063 de l’Union africaine et 2030 du Comité africain d’experts pour les droits et le bien-être de l’enfant. Il a, par la suite, exploré, expliqué et analysé le fonctionnement des quatre mécanismes majeurs des droits de l’homme en Afrique: la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP), le Comité africain d’experts sur le droits et le bien-être de l’enfant (CAEDBE), la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples (CAfDHP) et le Mécanisme africain d’Evaluation par les Pairs (MAEP). Outre l’organisation, la composition et le fonctionnement de ces organes, la formation a identifié les points d’entrée des organisations de la société civile. Ainsi, les modalités pratiques de la soumission des rapports alternatifs, des communications ou plaintes, des appels urgents et des lettres d’allégations ont fait l’objet de discussions détaillées. Les participants ont été encouragés à documenter leurs activités, à saisir, s’il le faut les mécanismes de la CADHP.

Mécanismes onusiens des droits de l’homme

La présentation s’est focalisée d’une part sur le Conseil des droits de l’homme et son Examen Périodique Universel ainsi que ses procédures spéciales et d’autre part sur les organes de traités. « Au regard de son fonctionnement ainsi que son intégration dans l’agenda du Conseil des droits de l’homme, l’EPU offre une multitude d’opportunités pour le suivi des recommandations », a souligné le Directeur de CICREDHO. Au-delà de l’examen de l’Etat par le mécanisme de l’EPU, le plus important est la mise en œuvre des recommandations. « La société civile doit peser de tout son poids pour la mise en œuvre effective des recommandations », a martelé le formateur qui a insisté sur la combinaison des actions de plaidoyer auprès de l’Etat et au niveau international avec les mécanismes de monitoring. Le formateur a appelé les participants à se reporter à la feuille de route de CICREDHO qui comporte des pistes d’actions concrètes.

En tant que « joyau de la couronne », comme le disait Kofi Annan, les procédures spéciales sont les yeux de l’ONU dans les pays tout comme les organes de traités qui essaient de formuler des recommandations réalistes et spécifiques sur la base d’informations de diverses sources, y compris des ONG. « Saisissez l’opportunité qu’offre les organes de traités ; ils reçoivent vos préoccupations et les transforment en recommandations pour le gouvernement » à incité le formateur.

En accord avec la PF.OSC-K et ses organisations membres, un partenariat est en gestation. Il sera meublé par des projets pour atteindre des objectifs partagés.

Pour aller plus loin :

Les différentes sessions des mécanismes de l’ONU peuvent être suivies en direct sur internet via le WebTV de l’ONU. Il même possible de délivrer des communications orales à distance à travers une vidéo lors des sessions du Conseil des droits de l’homme :

  • Le Conseil des droits de l’homme en cliquant ici
  • L’examen périodique universel ici
  • Les organes de traités ici